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Sonnet VII de Louise Labé

By 23 juin 2019 septembre 3rd, 2019 No Comments
« On voit mourir toute chose animée,
Lorsque du corps l’âme subtile part.
Je suis le corps, toi la meilleure part:
Où es-tu donc, ô âme bien aimée ?
Ne me laissez par si longtemps pâmée,
Pour me sauver après viendrais trop tard.
Las, ne mets point ton corps en ce hasard :
Rends lui sa part et moitié estimée.
Mais fais, Ami, que ne soit dangereuse
Cette rencontre et revue amoureuse,
L’accompagnant, non de sévérité,
Non de rigueur : mais de grâce amiable,
Qui doucement me rende ta beauté,
Jadis cruelle, à présent favorable. »

Sonnet VII – Louise Labé